6 mars 2015

euros
Une nouvelle étude montre que l’exposition aux perturbateurs endocriniens contribuent à un nombre important de maladies et génèrent des coûts de plusieurs milliards d’euros chaque année en Europe.

Publiée ce 5 mars dans le journal à comité de lecture « Clinical Endocrinology and Metabolism », l’étude « Estimating burden and Disease Costs of Exposure to Endocrine Disrupting Chemicals in the European Union » évalue à 157 milliards par an – soit environ 1,23 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Union – les coûts en soins de santé et en termes de pertes de capacités dues à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Il y a fort à parier que ce coûts est largement sous-estimé, les chercheurs ayant privilégiés les acquis scientifiques incontestables à l’exhaustivité des substances étudiées. Il ne se sont ainsi intéressé qu’à 5% des PE en circulation.

L’infertilité, les disfonctions de reproduction masculines, les fausses-couches, l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les troubles comportementaux et d’apprentissage figurent parmi les maladies qui peuvent aujourd’hui être attribuées en partie à l’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens. Il est aujourd’hui communément acquis que quasi 100% de la population recèlent des traces de PE dans leur organisme.

Si certaines des substances identifiées dans l’étude sont aujourd’hui interdites, d’autres circulent encore largement, comme le chlorpyrifos. La Commission européenne doit agir rapidement et de manière ambitieuse pour réduire systématiquement l’exposition des citoyens à ces substances dommageables non seulement pour le financement des politiques de soins de santé, mais aussi et avant tout pour leur santé…

En savoir plus sur l’étude

Sur les perturbateurs endocriniens en général, l’état des forces en présences dans ce dossier et la férocité gagnante des lobbies de l’industrie et sur les tergiversations politiques qui induisent un manque législatif flagrant en la matière : retrouvez 81 articles sur ce site

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